Femme BATTUES, ne gardez pas le silence..

Un site qui recèle d'animations simple qui portent de lourds messages..
à voir et à revoir ici

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# Posté le vendredi 05 juin 2009 10:27

=> FUMER TUE <=

 => FUMER TUE <=

# Posté le vendredi 05 juin 2009 10:18

Toutes les 8 secondes * Cowboys fringants*

Toutes les huit secondes
Un
enfant crève au tiers-monde
Parce qu
'y a pas accès à l'eau
Et on
dit qu'dans son pays chaud
C'est l'
soleil qui a séché les ruisseaux

Qu
and on sait qu'une toute petite fraction
De to
us ces budgets militaires à la con
P
ourraient abreuver les humains
Leur a
ssurer un lendemain
Mais l'
occident s'en lave encore les mains

Alors qu
e toutes les huit secondes
S
e génèrent des profits immondes
Chez
les grandes multinationales
Qui croi
ent que l'droit fondamental
D'accès
à l'eau doit dev'nir commercial

Auj
ourd'hui la source est cotée en bourse
Et on s
e câlice ben de la ressource
On nous
dit qu'c'est inépuisable
Pa
s besoin de gestion viable
Y'a un signe de piastre au bout de l'eau potable

Penda
nt qu'les rivières coulent à flots
C
ertains font de l'argent comme de l'eau
Sans
se soucier des écosystèmes
C
'est ben plate à dire mais ça a l'air
Que c'e
st ça l'noeud du problème !
Hey !

To
utes les huit secondes
Un n
ouveau cancer qui nous ronge
Eau qui
devient marchandise
Aqueduc
s qu'on privatise
Et gouvernements complices qui improvisent

À
Montréal dans les souterrains
Ils po
mpent l'eau qui nous appartient
Paye
nt des peanuts pour le produit
Et comm
e ils ont le monopole
Font
plus de profits qu'les compagnies d'pétrole

Toutes les huit secondes
Je
ressens un peu plus de honte
Face à
cette surexploitation
Et à
cette triste destruction
D'l
a nature pour la consommation

On no
us met d'vant les faits accomplis
Il
s jouent la terre au Monopoly
Et quan
d ils se s'ront appropriés
Les nuages, les oiseaux, les glaciers
P't'êtr
e qu'y en auront assez

Pend
ant qu'les rivières coulent à flots
Certains font de l'argent comme de l'eau
Sans
se soucier des écosystèmes
C'est ben plate à dire mais ça a l'air
Que c'
est ça l'noeud du problème !
Hey !

Q
uand il ne restera que huit secondes
Avant la
fin de ce monde
O
n r'pensera au genre humain
Qui à cause de l'appât du gain
Aura
am'né la planète au bord du ravin
Qu
and il ne restera que huit secondes...

Toutes
les huit secondes
Encore p
lus de colère qui monte
Qua
nd je vois mon grand pays d'eau
Être
mis à sac par des salauds
Q
ui s'foutent d'la vie assis dans leur tour à bureaux

D
ans ce Québec de forêts et d'or bleu
Ces rich
esses doivent dev'nir des enjeux
Bot
tons les fesses des décideurs
Et deve
nons des précurseurs
Citoye
ns ! L'avenir commence à ç't'heure !

# Posté le lundi 27 avril 2009 16:36

L'école du futur

L'école du futur
la journée d'Enzo 3 septembre 2012

Enzo est assis à sa place, parmi ses 32 camarades de CP. Il porte la vieille blouse de son frère, râpée, tâchée, un peu trop grande. Celle de Jean-Emilien, au premier rang, est toute neuve et porte le logo d'une grande marque.
La maît
resse parle, mais il a du mal à l'entendre, du fond de la classe. Trop de bruit. La maîtresse est une remplaçante, une dame en retraite qui vient remplacer leur maîtresse en congés maternité. Il ne se souvient pas plus de son nom, qu'elle ne se souvient du sien... Sa maîtresse a fait la rentrée, il y a trois semaines, puis est partie en congés. La vieille dame de 65 ans est là depuis lundi, elle est un peu sourde, mais gentille. Plus gentille que l'intérimaire avant elle. Il sentait le vin et criait fort. Puis il expliquait mal !

D
u coup Enzo ne comprend pas bien pourquoi B et A font BA, mais pas dans BANC ni dans BAIE.... ; ni la soustraction.... ; ni pourquoi il doit connaître toutes les dates des croisades...
On l'a m
is sur la liste des élèves en difficulté, car il a raté sa première évaluation. Il devra rester de 12 à 12h30 pour le soutien. Sans doute aussi aux vacances. Hier, il avait du mal à écouter la vieille dame, pendant le soutien ; son ventre gargouillait. Quand il est arrivé à la cantine, il ne restait que du pain. Il l'a mangé sous le préau avec ceux dont les parents ne peuvent déjà plus payer la cantine.
Il a c
ommencé l'école l'an dernier, à 5 ans.
L'é
cole maternelle n'est plus obligatoire, c'est un choix des mairies, et la mairie de son village ne pouvait pas payer pour maintenir une école. Son cousin Brice a eu plus de chance : il est allé à l'école à 3 ans, mais ses parents ont dû payer. La sieste, l'accueil et le goûter n'existent plus, place à la morale, à l'alphabet ; il faut vouvoyer les adultes, obéir, ne pas parler et apprendre à se débrouiller seul pour les habits et les toilettes : pas assez de personnel....

Les
enseignants, mal payés par la commune, gèrent leurs quarante élèves chacun comme une garderie. L'école privée en face a une vraie maternelle, mais seuls les riches y ont accès. Mais Brice a moins de mal, malgré tout, à comprendre les règles de l'école et ses leçons de CP. En plus, le soir il va à des cours particuliers, car ses parents ne peuvent pas l'aider pour les devoirs, ils font trop d'heures supplémentaires. Mais Enzo a toujours plus de chance que son voisin Kévin : il doit se lever plus tôt et livrer les journaux avant de venir à l'école, pour aider son grand-père, qui n'a presque pas de retraite.

Enzo
est au fond de la classe. La chaise à côté de lui est vide. Son ami Saïd est parti, son père a été expulsé le lendemain du jour où le directeur (un gendarme en retraite choisi par le maire) a rentré le dossier de Saïd dans Base Élèves. Il ne reviendra jamais. Enzo n'oubliera jamais son ami pleurant dans le fourgon de la police, à côté de son père menotté. Il parait qu'il n'avait pas de papiers... Enzo fait très attention : chaque matin il met du papier dans son cartable, dans le sac de sa maman et dans celui de son frère.

Du fond, En
zo ne voit pas bien le tableau. Il est trop loin, et il a besoin de lunettes. Mais les lunettes ne sont plus remboursées. Il faut payer l'assurance, et ses parents n'ont pas les moyens. L'an prochain Enzo devra prendre le bus pour aller à l'école. Il devra se lever plus tôt. Et rentrer plus tard. L'EPEP (établissements publics d'enseignement primaire) qui gère son école a décidé de regrouper les CP dans le village voisin, pour économiser un poste d'enseignant. Ils seront 36 par classe. Que des garçons. Les filles sont dans une autre école.
Enzo s
e demande si après le CM2 il ira au collège ou, comme son grand frère Théo, en centre de préformation professionnelle. Peut-être que les cours en atelier seront moins ennuyeux que toutes ces leçons à apprendre par c½ur. Mais sa mère dit qu'il n'y a plus de travail, que ça ne sert à rien. Le père d'Enzo a dû aller travailler en Roumanie, l'usine est partie là-bas. Il ne l'a pas vu depuis des mois. La délocalisation, ça s'appelle, à cause de la mondialisation. Pourtant la vieille dame disait hier que c'est très bien, la mondialisation, que ça apportait la richesse. Ils sont fous, ces Roumains !

Il lu
i tarde la récréation. Il retrouvera Cathy, la jeune s½ur de maman. Elle fait sa deuxième année de stage pour être maîtresse dans l'école, dans la classe de monsieur Eric. Il remplace monsieur Pierre, qui a été renvoyé, car il avait fait grève. On dit que c'était un syndicaliste qui faisait de la pédagogie. Il y avait aussi madame Paulette en CP ; elle apprenait à lire aux enfants avec des vrais livres ; un inspecteur venait régulièrement la gronder ; elle a fini par démissionner. Cathy a les yeux cernés : le soir elle est serveuse dans un café, car sa formation n'est pas payée. Elle dit : « A 28 ans et un bac +5, servir des bières le soir et faire la classe la journée, c'est épuisant. » Surtout qu'elle dort dans le salon chez Enzo, elle n'a pas assez d'argent pour se payer un loyer.

Aprè
s la récréation, il y a le cours de religion et de morale, avec l'abbé Georges. Il faut lui réciter la vie de Jeanne d'Arc et les dix commandements par coeur. C'est lui qui organise le voyage scolaire à Lourdes, à Pâques. Sauf pour ceux qui seront convoqués pour le soutien...


Enzo se demande pourquoi il est là.
Pourquoi Saïd a dû partir.
Pourquoi Cathy et sa mère pleurent la nuit.
Pourquoi et comment les usines s'en vont en emportant le travail.
Pourquoi ils sont si nombreux en classe.
Pourquoi il n'a pas une maîtresse toute l'année.
Pourquoi il devra prendre le bus.
Pourquoi il passe ses vacances à faire des stages.
Pourquoi on le punit ainsi.
Pourquoi il n'a pas de lunettes.
Pourquoi il a faim.


Projection basée sur les textes actuels, les expérimentations en cours et les annonces du gouvernement...

Si vous ne voulez pas que vos enfants, petits-enfants, neveux, nièces, petits voisins, ..., deviennent des copains de classe de ce petit Enzo, faites circuler, lire, suivre et découvrir ce message d'alerte !
Il faut que tout le monde prenne conscience que c'est ce qui les attend à plus ou moins court terme ! Il faut que le ministère arrête de détruire l'Education Nationale !!! Merci pour eux

Au secours, ils sont devenus fous ...
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# Posté le lundi 27 avril 2009 16:29